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L'Amérique latine soutient le peuple gazaoui

par Axel Nodinot 20 Juillet 2014, 17:31 International

Le président bolivien Evo Morales s'est montré très offensif vis-à-vis d'Israël.

Le président bolivien Evo Morales s'est montré très offensif vis-à-vis d'Israël.

Alors que les offensives israéliennes sur la bande de Gaza ont déjà fait plus de 350 morts et des milliers de blessés en un peu plus d'une semaine, l'Europe occidentale suit honteusement les décisions américaines. Après un entretien avec Benyamin Netanyahou, Angela Merkel et François Hollande, celui-ci via un communiqué, ont annoncé soutenir Israël et son "droit de se défendre". Dan Shapiro, ambassadeur américain à Tel-Aviv, avait même annoncé que les Etats-Unis "ne s'opposeraient pas à une intervention terrestre à Gaza", ce que l'état juif a lancé le jeudi 17 au soir.

J'ai donc eu l'idée de me pencher de l'autre côté de l'Atlantique, sur ce continent de pays anti-impérialistes, afin d'observer les comportements des gouvernements latino-américains vis-à-vis des massacres perpétrés par Israël en Palestine.

L'Amérique du Sud interroge les Nations Unies

Le résultat est unanime: tous ces pays, quand bien même peu importants sur la scène mondiale, condamnent plus ou moins durement les attentats sur Gaza. Ainsi, l'Uruguay de Mujica considère que la réponse d'Israël aux tirs de roquettes est "disproportionnée". Cuba a exhorté la communauté internationale à agir face à ce "châtiment collectif", tout comme l'Equateur. Quant au Salvador, des manifestations, à grande majorité étudiante, ont eu lieu.

Ces manifestations pro-palestiniennes mondialement très répandues et témoignant d'une solidarité sans frontières aux victimes de Gaza nous amènent à des pays diplomatiquement plus influents en Amérique latine. Au Mexique, une manifestation ayant eu lieu le vendredi 11 a réuni 200 personnes dans la capitale. Ce mercredi 16 juillet, un communiqué exprimait la préoccupation du gouvernement Peña Nieto, et appelait énergiquement à la protection des civils palestiniens et au cessez-le-feu. Ce communiqué condamne aussi l'usage de la force et des opérations militaires dans la bande de Gaza.

Au Pérou, des manifestations ont eu lieu devant l'ambassade israélienne, le même jour qu'en Bolivie. Walid Abdel Rahim, ambassadeur palestinien au Pérou, a accusé Israël de génocide et demandait une protection internationale.

La Bolivie et le Venezuela critiquent vivement les massacres israéliens

Le 15 juillet, durant la prise de fonctions d'un ministre, le président bolivien Evo Morales a critiqué l'ONU pour sa passivité, son incapacité à intervenir et à condamner Israël. "L'attaque d'Israël contre la Palestine ne demande pas d'investigation, l'urgence est de sanctionner les autorités matérielles et intellectuelles du génocide", "L'ONU promouvoit la guerre, l'invasion et le vol de ressources naturelles". Il a poursuivi en questionnant: "A quoi sert le Haut-Commissariat des Droits de l'Homme des Nations Unies?". Morales attendait aussi le 15 juillet, et la réunion des BRICS à laquelle il participait, pour aborder le sujet. En plus du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud, accueillait aussi les pays membres de l'UNASUR. Il ressort de cette réunion un message officiel: "La position d'Israël viole le droit international, affecte sérieusement les Droits de l'Homme et menace la viabilité de la solution entre les deux états".

Au Venezuela, le pays de feu le président Hugo Chávez, un défilé pour Gaza a eu lieu. Dario Vivas y a déclaré: "Le génocide que commet le gouvernement israélien en permanence contre le peuple palestinien est une attitude inhumaine";

Dario Vivas, député socialiste et leader de la marche vénézuélienne pour Gaza.

Dario Vivas, député socialiste et leader de la marche vénézuélienne pour Gaza.

Auparavant, le président Nicolas Maduro avait parlé de "guerre d'extermination" qui durait "depuis presque un siècle". En réponse aux Occidentaux ayant lancé le SOS Venezuela, Maduro a posé avec une pancarte écrite à la main sur laquelle était écrit SOS Palestine, en précisant que c'était une cause juste suivant la politique de Chávez.

"Que font-ils pour la Palestine?" a demandé le président Maduro aux anciens détracteurs du régime de Chávez.

"Que font-ils pour la Palestine?" a demandé le président Maduro aux anciens détracteurs du régime de Chávez.

Le Chili, acteur latino-américain important

La position importante du Chili vient du fait que le pays possède un siège temporaire aux Nations Unies. De plus, le Chili possède la plus grande communauté palestinienne au monde (hors Moyen-Orient), résultant d'une grande vague d'immigration à la fin des années 1940.

L'Amérique latine soutient le peuple gazaoui

Le gouvernement du Chili condamne énergiquement les attaques d'Israël dans la bande de Gaza.

Michelle Bachelet, présidente du Chili

Via un communiqué, Michelle Bachelet a demandé à Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, de trouver une "solution compréhensive à cette grave crise". Durant cette prise de parole, la présidente chilienne a souligné vouloir que cette solution concerne non seulement la politique et l'humanitaire, mais aussi qu'elle prenne en compte les facteurs de sécurité et de développement. Elle souhaite aussi des "frontières sûres et internationalement reconnues" pour "permettre la coexistence pacifique" des deux pays.

Le sénateur chilien Eugenio Toma, du parti social-démocrate (SDCH, assimilé centre-gauche), a aussi déclaré: "On ne peut continuer à rester neutres avec un Etat qui viole les Droits de l'Homme et ne respecte pas les résolutions de l'ONU". Il a aussi organisé la mise en place d'une pétition pour la Palestine, signée par tous, communistes comme conservateurs. Lundi, durant l'entretien présidentiel avec le ministre des affaires étrangères (d'origine palestinienne), des activistes ont aussi appelé au boycott d'Israël.

Manifestation pro-palestinienne à Valparaiso, Chili.

Manifestation pro-palestinienne à Valparaiso, Chili.

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